Le député national et Expert en Finances publiques, Flory Mapamboli, s'est exprimé via son compte X sur la situation actuelle des finances publiques et attrubue la situation actuelle, entre autres, au paiement des arriérés 2025 et aux dépenses sécuritaires exceptionnelles.
"Selon les chiffres de la BCC, les recettes mobilisées en janvier 2026 ont été de 1.632 mds CDF (86% des prévisions), contre les dépenses de 2.670 mds CDF, soit un déficit de trésorerie de 1.038 mds CDF, alors qu'une bonne partie de salaires n'a pas été versée au courant du mois. Pour information, l'état liquidatif et paies complémentaires représentent près de 1.300 mds CDF, soit près de 80% des recettes du mois de janvier.'", a-t-il écrit.
Et de poursuivre : " A noter:
- Cette situation pourrait être liée au paiement des arriérés de 2025 (OPI non réglés) et/ou aux dépenses sécuritaires exceptionnelles (à confirmer).
- Entre décembre et mars, il n'y a aucune échéance d'IBP, alors que les dépenses contraignantes restent constantes, voire accroissent. Pendant cette période, la trésorerie demeure donc tendue et il faut un lissage du PTR avec des instruments de trésorerie.
- Malheureusement, les titres publics censés financés le déficit sont devenus une simple pyramide de Ponzi dans la mesure où les nouvelles émissions ne servent qu'à payer les anciennes dettes, à cause de leurs courtes maturités".
"En conséquence, le Gouvernement doit:
- Suspendre immédiatement toute nouvelle augmentation de l'état liquidatif.
- Réduire au strict minimum le paiement de dépenses de fonctionnement non contraignantes.
- Surseoir toute initiative tendant à revoir les barèmes salariaux à la hausse.
- Imposer tous les revenus des agents publics de l'Etat, y compris les primes permanentes et non permanentes qui échappent au fisc (voir ma tribune).
- Accélérer et canaliser les réformes (en cours) de mobilisation des recettes.
Liste non exhaustive...", a-t-il indiqué.
A long terme, a-t-il ajouté, des réformes courageuses doivent être menées pour formaliser notre économie, la diversifier afin de créer de la valeur ajoutée localement, et promouvoir l'industrie locale. Ce sont là, les seules garanties ou préalables à un accroissement durable de nos recettes publiques. Le système rentier basé sur l'exportation brute des minerais a montré ses limites.
"Les analyses que nous faisons ne visent à affaiblir personne. Nous émettons nos idées en tant que Congolais, dans un esprit patriotique, pour le bien de tous", a-t-il tenu à préciser.
Tebo Dia Mase
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