Le Président de la RDC Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ont échangé, le mercredi 25 Février dernier, à l'Elysée à Paris essentiellement sur la situation sécuritaire dans l'EST de la RDC. Le Président Emmanuel Macron via son compte X s'est dit heureux de recevoir Félix Tshisekedi avec qui il a échangé sur le partenariat bilatéral entre les deux États et sur la situation sécuritaire dans l'EST de la RDC.
Outre les questions sécuritaires liées à l'évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire et au nouveau mandat de la Monusco, les deux chefs d'Etats ont aussi évoqué la prochaine élection du secrétaire de l'OIF que vise désormais la RDC pour succéder au Rwanda.
Le vice-premier ministre, ministre de l'intérieur et sécurité, Jacquemin Shabani conduit une délégation, composée de trois membres du gouvernement, Uvira. Cette mission vise à évaluer et accélérer la restauration de l'État après l'occupation Rwandaise dont cette ville a été victime.
"Nous avons tenu un conseil de sécurité élargi ici dans la ville d’Uvira. Nous sommes dans une mission gouvernementale avec objectif principal de faire le suivi des initiatives de la restauration de l’autorité de l’État. C’est dans ce cadre-là que nous avons eu des discussions avec le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, depuis hier et aujourd’hui dans la ville d’Uvira. Cela va nous permettre de rentrer à Kinshasa et de faire un rapport assez détaillé pour que, dans la suite, nous puissions, à travers le gouvernement, prendre en charge tous les besoins pour cette première étape", a déclaré Jacquemin Shabani à l'ACP.
En marge de la commémoration de 20 ans de la Constitution, la Fondation Konrad Adenauer organise un forum scientifique sur l'avenir de cette Constitution à l'hôtel Pullman à Kinshasa. Le mercredi 25 Février dernier, opposition et pouvoir se sont opposés. Pour André Mbata, professeur du Droit Constitutionnel, cette constitution est la meilleure que le pays ait connu, mais cela ne la rend pas intouchable. André Mbata soutient qu'aucune constitution n'est intouchable, tout dépendant du contexte politique. " Notre génération ne peut pas assujettir les générations futures (...). Les congolais qui vivront en 2150 ou en 2300 ne sont pas obligés de vivre avec cette constitution. La constitution peut toujours être touchée", a-t-il soutenu.
Du côté de l'opposition, Devos Kitoko, professeur de Sciences politiques, a posé la question de savoir les dispositions constitutionnelles qui empêchent au pouvoir de répondre aux besoins fondamentaux de la population. Il trouve " cynique" de prioriser ce débat au moment où le pays fait face à l'occupation étrangère. Les délégations du FCC , Ensemble pour la République, LGD avaient claqué la porte reprochant aux organisateurs l'absence des vrais décideurs et la garantie de l'impact du débat sur les futures décisions politiques.
Poursuivant son initiative de création d'une Commission Vérité et Réconciliation avant le Dialogue National, le Président du Conseil Interreligieux congolais (CIC) , Dodo Kamba, a échangé avec les dirigeants du parti politique NOGEC de Constant Mutamba autour de la méthodologie de dialogue avec les groupes armés.
"Pour aller à Goma rencontrer les autres, il faudrait au préalable que nous ayons l'autorisation du Chef de l'État. On ne peut pas se permettre d'agir de la sorte sans en avoir l'autorisation ", a déclaré Dodo Kamba.
Pour NOGEC, la libération de son président Constant Mutamba fait partie de ses préalables.
Dans un autre sujet, les habitants de la commune de Selembao ( vers Libulu, Arrêt Masuba) se plaignent de la résurgence des Kuluna qui créent la chienlit dans cette partie de la ville. Ils se battent régulièrement sur l'avenue Libération ex 24 entre l'hôpital Sanatorium et Permanence ( là où se trouve la maison communale de Selembao. L'opération Ndobo est souhaitée en toute urgence.
Tebo Dia Mase
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