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Inclusion et santé reproductive : la RDC veut avoir un regard particulier sur les personnes vivant avec handicap

La Directrice du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR) a lancé ce mercredi 25 février à Kinshasa les travaux de l’atelier de validation du volume 6 des Normes et Directives des interventions intégrées de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Cette activité organisée par le PNSR vise à intégrer davantage les besoins des personnes vivant avec handicap dans le service de santé reproductive.

D’après une dépêche du Réseau des Journalistes pour la santé sexuelle et reproductive, cette activité prendra deux jours et va connaitre la participation des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de personnes handicapées ainsi que des médias. L’objectif poursuivi est d’examiner les modifications apportées aux directives nationales afin de mieux intégrer les besoins des personnes vivant avec handicap dans les services de santé reproductive.

Cette rencontre marque une étape importante vers un système de santé plus inclusif et équitable en République démocratique du Congo. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par d’importantes inégalités d’accès aux soins pour les personnes vivant avec handicap. Les données internationales renseignent que plus d’un milliard de personnes dans le monde sont concernées. En RDC, les obstacles restent multiples : infrastructures non adaptées, manque d’équipements spécifiques, absence d’informations accessibles et insuffisance de personnel formé, notamment en langue des signes.

Une étude réalisée en 2022 a également mis en évidence un accès très limité des personnes handicapées aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris à l’information sur la planification familiale et l’avortement sécurisé.

Satisfactions et attentes

Plusieurs organisations oeuvrant en faveur des personnes handicapées trouvent cette réforme une aubaine pour la santé sexuelle et reproductive des pvh. Occasion pour elles de saluer cette initiative jugée louable et juste. 

Charles Ngoie Wa Ngoie, Directeur général a.i du Fonds National d’Appui à l’Autonomisation et à l’Accessibilité des Personnes avec handicap (FONA-PVH) a salué cette rencontre qui, pour lui, va faciliter l’accès des Pvh aux meilleurs soins en matière de santé sexuelle et reproductive. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir ce projet s’accompagner d’une communication adaptée car « sans la bonne information, les bénéficiaires ne sauront accéder aux avantages leur accordés ».

Pour le professeur Dr Félix Momat Kitenge, expert en DSSR, « l’organisation de cet atelier est pleinement justifiée, car l’inclusion des personnes vivant avec handicap (PVH) en santé sexuelle et reproductive (SSR) relève d’obligations juridiques en matière de droits humains, d’égalité et de santé publique. » Il insiste cependant que pour son utilité, cet atelier doit aboutir à une feuille de route précise intégrant impérativement les trois pertinences suivantes :

1. Des mesures normatives (mention explicite du handicap dans les politiques et normes de SSR, indicateurs désagrégés par type de handicap, sexe, âge); 

2. Des mesures financières (ligne budgétaire dédiée à l’accessibilité, à la formation et aux outils de communication adaptés)

3. Des mesures organisationnelles (infrastructures accessibles, information en formats adaptés, circuits de référence pour la SSR et les VBG). 

« L’impact dépendra aussi de la formation obligatoire des prestataires sur les droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR), le consentement éclairé et la communication adaptée, de la reconnaissance de la pleine capacité décisionnelle des PVH, de l’interdiction des pratiques coercitives, ainsi que de la participation structurée des organisations de PVH et de mécanismes de redevabilité (indicateurs, évaluations régulières, dispositifs de plainte accessibles) pour vérifier les progrès concrets dans les services », a-t-il insisté.

Casimir Mbiyavanga

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